VIER PFOTEN App nun für Iphone/Ipad und Android erhältlich


VIER PFOTEN App Download für
AndroidAndroid

IphoneIphone

La situation juridique


L'ordonnance sur les animaux sauvages a peu contribué à la protection des animaux de cirque

En ce qui concerne les animaux de cirque, il y a lieu de respecter en premier lieu les conditions générales de détention ainsi que les dispositions particulières sur la détention d’animaux domestiques et d’animaux sauvages. Une ordonnance sur les animaux sauvages est entrée en vigueur le 1er mars 2015, mais a peu contribué à la protection effective des animaux de cirque. Lorsqu’un cirque présente des animaux sauvages, il est réputé détenir des animaux sauvages à titre professionnel et doit disposer d’une autorisation à cet effet. De manière générale, les conditions d’autorisation sont les mêmes pour toute détention d’animaux sauvages à des fins professionnelles.

 

Ordonnance de l'OSAV sur la détention des animaux sauvages.


Les besoins des animaux sauvages dans un cirque et dans un zoo ne se distinguent pas le moins du monde

Mais pour les cirques, des facilités significatives sont accordées, et ceci malgré le fait que les besoins des animaux sauvages dans un cirque et dans un zoo ne se distinguent pas le moins du monde: la surface minimale pour une espèce concernée peut être inférieure jusqu’à 30% lorsque les animaux font régulièrement des numéros ou des entrainements sur un manège. Et si ces exigences minimales ne sont pas réunies sur certains lieux de manifestation, des restrictions supplémentaires sont autorisées.

 

En ce qui concerne le transport d’animaux sauvages, les cirques doivent respecter les dispositions habituelles applicables au transport d’animaux. On peut se demander si la durée maximale de transport de six heures est toujours respectée. De manière générale, il est interdit de brutaliser, de surmener des animaux et de les exhiber dès lors que ceci entraine des douleurs, des souffrances ou des préjudices manifestes pour ces animaux. La formation et le dressage des animaux n’a généralement pas lieu en public. De ce fait, le contrôle du respect de ces obligations s’avère difficile en pratique.


Le Conseil fédéral lui-même a des doutes

Le Conseil fédéral a répondu négativement à la motion déposée par la conseillère nationale Isabelle Chevalley en mars 2015 sur la „Réglementation des espèces animales admises dans les cirques“. Il constatait toutefois dans sa prise de position de mai dernier qu’un nombre croissant de cirques suisses renonçaient à emmener en tournée des animaux tels que les rhinocéros, les ours ou les grands félins et a ajouté: „Il est en effet presque impossible d’offrir à ces espèces animales des conditions de vie en tournée conformes aux directives de protection des animaux ; cela reviendrait beaucoup trop cher et semble difficilement réalisable.“ La motion se trouve actuellement en suspens au conseil national. Dans le monde entier, toujours plus de cirques travaillent avec succès sans présenter de numéros avec des animaux sauvages. Reste à espérer que la Suisse suivra très bientôt cet exemple.


imprimer