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La vie des canards et des oies gavés


Les canetons ou oisons naissent dans un couvoir, loin de l’amour maternel et du plein air. 

 

Chez les canards, seuls les mâles sont gavés, l’utilisation des femelles n’est pas autorisée : leur foie est trop nervé et leur croissance moins rapide. Le tri par sexe s’effectue alors dès leur sortie de l'œuf sur une chaîne de production. Les femelles mulardes sont généralement éliminées (par broyage ou gazage) juste après leur naissance.

 

Quant aux autres, à un jour seulement, ils sont transportés dans un élevage. Une courte vie de gavage les attend.


Après l’éclosion, les canetons ou oisons sont triés, les femelles éliminées.
© QUATRE PATTES

Le gavage

 

Pratique interdite en Suisse depuis 1978, les produits issus du gavage peuvent toutefois y être importés.

 

Qu’il s’agisse du fameux foie gras, du magret de canard ou d’oie ou encore du confit, la polémique autour de cette pratique divise et refait régulièrement surface, notamment à la période des fêtes de fin d’année.

 

L’image d’un canard ou d’une oie profitant du plein air, d’un lac, d’un étang, est ici bien loin. Ces animaux ne pourront pas profiter de la nature environnante et seront enfermés sur des sols durs et gavés pendant environ deux semaines selon l’espèce. Deux à trois fois par jour, de la nourriture en abondance est distribuée aux canards mulards et oies. Le geste essentiel du gavage consiste quant à lui, à déposer dans le jabot de l’animal un mélange de maïs et de graisse. Ce mélange sera introduit dans l’œsophage via un long tube. La brutalité de ce procédé est tel que des blessures sont régulièrement provoquées, des animaux s’étouffent et le taux de mortalité est important.

 

Le gavage est un véritable choc pour ces animaux. Ils développent une maladie appelée stéatose hépatique : le foie est hypertrophié et peut atteindre jusqu’à dix fois sa taille normale, provoquant des difficultés respiratoires et pour se mouvoir.

A la fin du procédé, l’animal dispose donc d’un foie malade anormalement gros. Il sera alors conduit à l’abattoir afin de servir à la consommation humaine, qu’il s’agisse du foie gras, du magret ou encore du confit. A l’abattage, la teneur en graisse du foie s’élève à 50%.

 

La France est aujourd’hui le plus grand producteur de foie gras et exporte mondialement ses produits, dont la Suisse. Dans certains milieux, ce met est toujours considéré comme une véritable délicatesse.


Un foie d’oie sain (à droite) versus un foie gavé, malade (à gauche)
© QUATRE PATTES

Une vie de canard ou d’oie

 

Un canard ou une oie sont des animaux migrateurs et aquatiques. Dans la nature, ils ont besoin d’herbe, d’un point d’eau (lac, étang, rivière) et une nourriture variée et riche. Lors de la saison chaude, canards ou oies ont besoin d’endroits ombragés pour se reposer au frais.

 

Il est très fréquent de voir ces animaux se délasser le long d’une berge, nager avec leurs canetons ou oisons, ou encore chercher de la nourriture.

 

Cet environnement est ce qui permet à l’animal de s’épanouir, de vivre dignement pendant de nombreuses années.

 

Les animaux destinés à être gavés ne connaîtront malheureusement jamais ce bonheur et leur espérance de vie s’en trouvera fortement réduite.



© QUATRE PATTES


© QUATRE PATTES

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