VIER PFOTEN App nun für Iphone/Ipad und Android erhältlich


VIER PFOTEN App Download für
AndroidAndroid

IphoneIphone

Le rapport entre l'abattage au pâturage et la protection des animaux


Ce n’est qu’au cours de l’été dernier, après avoir conclu avec succès une phase pilote, que le couple d’agriculteurs Nils Müller et Claudia Wanger a réçu la première autorisation en Suisse pour l’abattage au pâturage. Sous des conditions et des restrictions strictes, les bovins du couple peuvent mourir dans la ferme de Küsnacht «Zur Chalte Hose», à l’endroit où ils sont nés et ont vécu, dans leur environnement habituel et au sein de leur troupeau. Nils Müller est persuadé qu’il n’existe pas de méthode d’abattage plus respectueuse. «Nous voyons et ressentons que les animaux ne sont pas exposés au stress, puisqu’ils se trouvent dans leur environnement habituel et au sein de leur troupeau au moment de l’étourdissement.» Les partenaires de projet, QUATRE PATTES et l’Institut de recherche de l’agriculture biologique FiBL ont aussi l’intime conviction que l’abattage au pâturage diminue considérablement la souffrance des animaux.


Modification de l'ordonnance au détriment des animaux

Dans le cadre de la révision de diverses ordonnances relatives aux affaires vétérinaires est également prévue une modification de l’Ordonnance sur la protection des animaux lors de leur abattage (OPAnAb). La réglementation explicite sur l’étourdissement à l’aide d’un tir de balle au pâturage doit être abrogée. L’impact sur l’avenir de l’abattage au pâturage n’est pas encore clair. La base juridique la plus importante pour une mort digne au pâturage serait supprimée. A l’avenir, les agriculteurs engagés n’auraient par conséquent peut-être plus la possibilité d’épargner aux animaux les transports interminables et la mort à l’abattoir.


L'alternative respectueuse

La séparation des animaux de leurs congénères formant le groupe, leur chargement dans un véhicule de transport ainsi que le trajet vers l’abattoir durant des heures et s’exécutant dans un espace confiné avec d’autres animaux étrangers génèrent une source de stress importante pour ces animaux. «La protection des animaux ne doit pas s’arrêter aux portes de l’étable, ni même à la clôture d’un pâturage», affirme Sabine Hartmann, directrice de projet auprès de QUATRE PATTES. «Ce concept d’abattage progressiste permet pour la première fois une approche respectueuse et pleine d’égards des animaux jusqu’à leur mort.»


QUATRE PATTES appelle les autorités compétentes en faveur du bien-être des animaux à renoncer à la modification prévue. De plus en plus de consommateurs du monde entier refusent un élevage industriel massif et des produits à l’éthique douteuse. Avec l’abattage au pâturage, la Suisse a la chance inouïe de faire figure d’exemple en matière de protection des animaux et des consommateurs.


Ici vous trouverez la déclaration de QUATRE PATTES sur l'ordonnance de l'OSAC sur la protection des niamaux lors de leur abattage.


imprimer